Les marques naîssent d'ordinaire dans des business plans. African College est né dans un atelier.
Avant d'être un campus porté, African College est le prolongement des deux pratiques de son fondateur, Claude Rivel N'sondé — peintre et dramaturge. Deux disciplines, une même question : comment une forme tient-elle en public ? Le peintre sait qu'une toile se compose — équilibre des masses, respiration des vides, autorité du signe. Le dramaturge sait qu'un texte n'existe que porté à voix haute, devant des gens, avec un corps derrière.
Les leçons d'African College sont exactement à la croisée de ces deux gestes : des compositions typographiques écrites pour être portées en public. Ni slogans, ni logos — des phrases construites comme des toiles et prononcées comme des répliques, par quiconque enfile la pièce.
Cette origine change la nature du projet. African College n'est pas une marque qui s'invente une caution artistique, comme tant d'autres l'écrivent dans leurs manifestes. C'est une pratique artistique réelle qui a décidé d'éditer des vêtements. L'ordre des choses est celui-là, et c'est lui qui nous définit : d'abord l'œuvre, ensuite la pièce. D'abord la preuve, ensuite le discours.
Et l'adresse ? C'est Paris. La ville où le fondateur peint, écrit et édite — la ville dont chaque pièce porte le nom en dernière ligne de son étiquette, comme on signe une toile. Lire le Manifeste →


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